back to top
Friday, September 4, 2026

Les récoltes de blé au plusbas depuis quarante ans

Share

Un record de baisse. C’est le record que s’apprêtent à entériner les agriculteurs à l’issue des moissons. Selon les statistiques publiées ce vendredi par le ministère de l’Agriculture, la production de blé tendre, qui sert à produire la farine, et donc le pain ou les gâteaux, est attendue en baisse de 25 % par rapport à l’an passé, et de 24 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. À 26,3 tonnes, elle devrait être parmi les plus basses des quatre dernières décennies.

Le fléau de ces derniers millésimes, la sécheresse, n’a pas sévi cette année. C’est au contraire d’un excès d’eau que l’on pâtit les cultures. D’abord, au moment des semis à l’automne dernier, des pluies abondantes ont empêché les cultures de se semer, si bien que les surfaces cultivées sont en baisse de 10 %. Par la suite, pluies et orages ont encore contribué à faire baisser les rendements. Les principales régions françaises productrices de blé tendre ont pâti de cette humidité (Hauts-de-France, Grand Est, Centre-Val de Loire) et même si la Méditerranée a été épargnée et connaît même une hausse de ses rendements, cela n’est qu’un petit contributeur.

Le blé tendre, dont la France est le premier producteur européen, n’est pas la seule céréale pénalisée par cette météo atypique. La production d’orge, principalement destinée à nourrir le bétail et la bière, devrait baisser de 15 % par rapport à l’année dernière, à 10 millions de tonnes. Seul le maïs grain, que les cultivateurs ont plus tardivement semé en plein grand chaud, est attendu en plus grande quantité que l’année précédente (+8,4 %). Seul point positif de cette année : les blés de printemps, semés plus tard, comme le maïs, et les blés non destinés à l’alimentation humaine, comme le fourrage, font l’objet de meilleurs rendements. Cette faible récolte n’est qu’un aspect des soucis que vont rencontrer les agriculteurs, déjà lourdement impactés par des difficultés financières et leur mal-être devant les charges administratives qui s’accumulent. Certaines exploitations pourraient voir leurs revenus chuter de plusieurs dizaines de milliers d’euros cette année, du fait de ces mauvaises récoltes.

Read more

Local News