Le Projet de loi de finances 2025 a été approuvé par le Parlement bien avant les délais impartis. C’est un pari réussi pour le gouvernement, qui réussit aussi à sauver l’essentiel de ses dispositions initiales, malgré des amendements adoptés sur certains aspects.
Le PLF est passé presque comme une lettre à la poste dans les deux Chambres du Parlement. Il a été adopté dans des délais raisonnables, loin des bras de fer qu’ont connus certains projets de loi de finances par le passé. Une performance attribuée au dialogue entre les groupes parlementaires et au respect des engagements pris par le gouvernement lors des discussions. L’adoption du projet de loi de finances 2025 a été actée dans le cadre d’une ambiance apaisée, loin de toute tension, contrairement à d’autres épisodes marquants de la vie parlementaire.
Le texte a été approuvé par 178 députés, 57 ont voté contre. Auparavant, à la Chambre des conseillers, le PLF avait obtenu l’approbation de 48 conseillers, 7 ayant voté contre et 9 s’étant abstenus.
EXONÉRATIONS
Il faut noter que c’est avec une large adhésion que les exonérations fiscales prévues pour les établissements bancaires islamiques ont été approuvées. Des débats nourris ont cependant marqué l’examen des articles liés à l’impôt sur le revenu (IR), un vrai enjeu pour les ménages et pour l’État. Certaines propositions d’amendement ont été rejetées, alors que d’autres ont été retenues pour satisfaire les demandes des groupes parlementaires.
AMENDEMENTS
Les amendements approuvés portent principalement sur les entreprises étrangères, à l’impôt sur le revenu (IR), en vue d’une plus grande équité fiscale. Les ajustements permettent de maintenir l’équilibre budgétaire tout en répondant aux aspirations des citoyens et des entreprises.
UNE LOI DE FINANCES 2025 À VISAGE SOCIAL ?
Une loi de finances à visage social. C’est ce que le gouvernement a essayé de défendre tout au long du processus d’élaboration du texte. Sur les 11 articles, 9 ayant fait l’objet d’un dialogue social fécond, le législateur a introduit des modifications. À titre d’exemple, la mesure prévoyant l’augmentation des allocations familiales a été applaudie. Le gouvernement a également maintenu sa politique d’investissements publics pour accompagner la relance économique. Pas moins de 350 milliards de dirhams seront consacrés à la réalisation de projets structurants dans les domaines de l’éducation, de la santé, et des infrastructures. Par ailleurs, une exonération de la TVA sur les produits alimentaires de base a été introduite pour alléger le fardeau des ménages à revenus modestes. L’ensemble de ces mesures vise à renforcer le filet social tout en maintenant l’équilibre des finances publiques. Enfin, les mesures fiscales nouvelles devraient générer un impact financier de cette mesure à hauteur de 1,2 MMDH.

