Les économies dégagées de la décompensation du gaz butane et surtout, de rentrées d’impôts meilleures que prévu, sont soutenues par la forme olympique de l’IS et de l’IR, essentiellement. Au total, 50,3 milliards de DH forment une cagnotte bénéfique du Trésor, répartie entre 27 milliards de recettes supplémentaires et 3,3 milliards d’économies dégagées de la décompensation du gaz butane. De quoi financer les immenses chantiers de l’état social.
Si les ménages râlent à la place de la suppression de la subvention du gaz butane, pour le Trésor, cette réforme structurelle représente une aubaine. Sur l’ensemble de l’année 2023, 3,3 milliards de dirhams d’économies ont déjà été réalisées. Ce n’est qu’un début. À terme, la suppression totale de la subvention au gaz permettra au Trésor de dégager 16 milliards de DH par an. Ces sommes colossales, libérées de leur affectation historique à la caisse de compensation, seront en grande partie orientées vers le financement des programmes sociaux.
3,3 MILLIARDS
Dans la loi de finances 2024, le gouvernement table sur des recettes budgétaires additionnelles qui, en combinant les économies sur le gaz butane et les rentrées fiscales, devraient atteindre 50,3 milliards de dirhams. Cette cagnotte représente une véritable opportunité pour le financement des projets structurants liés à l’état social, notamment la généralisation de la couverture sociale, l’extension de l’AMO (Assurance Maladie Obligatoire), et le déploiement de l’école de qualité.
PARISGA GNANTS
Ce surplus massif a pour origine à la fois des économies réalisées et des performances exceptionnelles en matière de collecte d’impôts, avec notamment un IS (Impôt sur les Sociétés) et un IR (Impôt sur le Revenu) en pleine croissance. Ces deux postes représentent une part importante des rentrées fiscales, permettant ainsi à l’État de réduire son déficit budgétaire et de consolider ses marges pour financer les politiques publiques prioritaires.
RÉFORMES PAYANTES
La suppression de la subvention du gaz butane a permis d’économiser 3,3 milliards de dirhams dès 2023, et ce n’est qu’un début. La totalité de cette mesure, lorsqu’elle sera entièrement appliquée, générera 16 milliards de DH par an. Ce montant, libéré de l’affectation traditionnelle à la caisse de compensation, est appelé à être orienté vers le financement des programmes sociaux, la généralisation de l’AMO, ou encore des projets structurants. Le retour financier de ces réformes conforte la stratégie gouvernementale visant à concilier rigueur budgétaire et justice sociale.

